Comment savoir si mon enfant a besoin d’aide ?

Je vous partage quelques repères pour vous aider à savoir quand ça vaut la peine de demander un peu de soutien.

Fillette qui pleure et a besoin d'aide

Pas besoin d’attendre que ça devienne vraiment difficile pour demander de l’aide.

Parfois, quelques rencontres peuvent simplement aider un enfant à mieux comprendre ce qu’il vit et à trouver des façons de traverser son quotidien autrement.

Il y a des moments où on regarde notre enfant et on se demande : « Est-ce que c’est normal ? »

Est-ce qu’il est juste fatigué ? Est-ce que c’est une phase ? Est-ce qu’il vit quelque chose de difficile à l’école ? Est-ce que je devrais intervenir davantage ? Ou est-ce que je m’inquiète pour rien ? Et parfois, honnêtement, on ne sait juste plus trop quoi faire.

Parce qu’on a essayé de discuter. On a répété. On a rassuré. On a donné des conséquences. On a essayé de lâcher prise. On a essayé d’être plus patient. Et malgré tout ça, ça continue.

Si vous vous reconnaissez là-dedans, vous n’avez pas nécessairement besoin d’attendre que ça devienne « assez grave » pour demander de l’aide.

Comment savoir si mon enfant traverse simplement une période difficile ?

Tous les enfants vivent des moments plus difficiles. Une rentrée scolaire. Un changement dans la famille. Une amitié qui se termine. Une grosse fatigue. Une nouvelle étape de développement. Une période où tout semble être plus compliqué. Une mauvaise semaine ne veut pas dire qu’un enfant a besoin d’un suivi.

Ce qui peut être intéressant, c’est de regarder ce qui se passe dans l’ensemble de son quotidien.

  • Est-ce que vous remarquez un changement chez votre enfant ?

  • Est-ce que les crises sont devenues beaucoup plus fréquentes ?

  • Est-ce qu’il semble toujours fâché, triste, inquiet ou à bout ?

  • Est-ce que des choses qui étaient faciles avant sont maintenant vraiment difficiles ?

  • Est-ce qu’il évite certaines situations ?

  • Est-ce que les devoirs, les transitions, les sorties, l’école ou les relations avec les autres sont devenus des sources de conflits ?

  • Est-ce que vous avez l’impression de marcher sur des oeufs à la maison ?

Ou peut-être que votre enfant semble aller « correct » à l’extérieur, mais qu’une fois à la maison, tout sort d’un coup. Ça aussi, c’est quelque chose que plusieurs parents observent.

Quand les émotions prennent beaucoup de place

Un enfant peut vivre une émotion très fort sans avoir les outils pour comprendre ce qui lui arrive. Il peut savoir qu’il est fâché sans savoir pourquoi. Il peut sentir qu’il est stressé sans être capable de dire ce qui l’inquiète. Il peut être tellement fatigué ou stimulé qu’une petite frustration devient finalement la goutte de trop. Et parfois, ce qu’on voit comme un « mauvais comportement » est simplement la partie visible de quelque chose que l’enfant n’arrive pas encore à gérer autrement.

Ça ne veut pas dire qu’on doit tout accepter. Ça veut plutôt dire qu’avant de chercher uniquement à faire disparaître le comportement, ça peut être utile de comprendre ce qui se passe derrière.

Si mon enfant ne veut pas parler ?

C’est une autre situation que je vois souvent. On demande :

  • « Qu’est-ce qui se passe ? » « Rien. »

  • « Pourquoi tu es fâché ? » « Je sais pas. »

  • « Est-ce que tu es inquiet pour quelque chose ? » « Non. »

Et là, on tourne un peu en rond. Un enfant n’a pas toujours les mots pour expliquer ce qu’il vit. Et surtout, il n’a pas nécessairement envie de s’asseoir devant un adulte et de parler de ses émotions pendant une heure.

C’est une des raisons pour lesquelles j’aime autant travailler avec les animaux. Parce qu’on peut commencer autrement. On peut observer Boo, on peut parler de Wilfred, on peut regarder comment un animal réagit dans une situation, on peut faire une activité ensemble, on peut expérimenter et tranquillement, l’enfant peut faire des liens avec ce qu’il vit lui.

L’animal devient une façon d’entrer en relation et de travailler certaines choses sans que tout passe nécessairement par une grande discussion sur les émotions.

Mais à quel moment est-ce que je devrais demander de l’aide ?

Il n’y a pas de moment ou chiffre magique. Vous n’avez pas besoin d’attendre trois mois, six mois ou une crise majeure avant de consulter. Personnellement, je dirais que ça vaut la peine de chercher du soutien lorsque vous sentez que quelque chose prend trop de place.

Par exemple :

  • votre enfant semble beaucoup plus anxieux qu’avant;

  • les crises sont fréquentes ou très intenses;

  • votre enfant a beaucoup de difficulté à gérer ses frustrations;

  • les émotions débordent régulièrement;

  • il y a beaucoup de conflits à la maison;

  • l’école devient vraiment difficile;

  • votre enfant évite de plus en plus certaines situations;

  • il semble épuisé ou constamment sur le qui-vive;

  • il a de la difficulté à mettre des mots sur ce qu’il ressent;

  • vous ne savez plus vraiment comment l’aider;

  • ou simplement… vous sentez que vous avez besoin d’un peu de soutien, vous aussi.

Parce que oui : le parent fait partie de l’équation. Et demander de l’aide pour son enfant ne veut pas dire qu’on est un mauvais parent ou qu’on n’a pas réussi à bien faire les choses. Parfois, on a simplement besoin de quelqu’un qui nous aide à comprendre ce qui se passe et à essayer autre chose.

Quel type d’aide peut faire une différence ?

Ça dépend évidemment de ce que votre enfant vit. Certaines situations demandent l’intervention d’un psychologue, d’un psychoéducateur, d’un médecin ou d’un autre professionnel. Dans d’autres situations, une intervention psychosociale peut être une bonne façon d’accompagner un enfant ou un adolescent qui vit des difficultés au quotidien.

On peut travailler, par exemple, sur :

  • la gestion des émotions;

  • l’anxiété et les inquiétudes;

  • les comportements;

  • les habiletés sociales;

  • la confiance en soi;

  • les transitions et les changements;

  • la communication;

  • la reconnaissance des besoins;

  • ou encore différentes stratégies pour mieux traverser les situations difficiles.

Et lorsqu’on ajoute la présence d’un animal, ça permet de travailler tout ça autrement.

Et la zoothérapie dans tout ça ?

Pour moi, la zoothérapie n’est pas simplement « faire une activité avec un chien ». L’animal est réellement au coeur de l’intervention. Avec Boo ou Wilfred, on peut observer, réfléchir, expérimenter et faire des liens avec ce que l’enfant vit dans son quotidien. Un animal ne juge pas, il ne demande pas à l’enfant de trouver les bons mots, il est simplement là. Cette présence peut parfois permettre à un enfant de se sentir suffisamment à l’aise pour essayer quelque chose de nouveau, parler autrement de ce qu’il vit ou simplement prendre un peu de temps pour lui.

C’est exactement ce qui m’a donné envie de faire ce travail. J’ai toujours eu un amour immense pour les animaux et, avec ma formation universitaire en psychoéducation et ma formation en zoothérapie, j’ai enfin pu jumeler mes deux passions. Et honnêtement ? J’adore mon travail, parce que je vois ce que la présence d’un animal peut apporter à un enfant qui arrive en rencontre avec une grosse journée derrière lui.


Vous cherchez de l’aide pour votre enfant à Montréal ?

Si vous êtes rendu au point où vous vous dites : « Je ne sais plus trop quoi faire et j’aimerais être accompagné. » C’est une raison suffisante pour commencer à regarder vos options.

Je rencontre des enfants et des adolescents à Montréal, à la clinique De la tête au coeur, dans le cadre de rencontres d’intervention psychosociale assistée par l’animal. Chaque rencontre est adaptée à l’enfant, à ce qu’il vit et à ce dont il a besoin. Et oui, Boo et Wilfred font partie de l’équipe.

Si vous voulez en savoir plus sur mon approche, vous pouvez consulter mes services de zoothérapie ou mes services d’intervention psychosociale. Vous pouvez aussi simplement m’écrire pour me parler de votre situation et voir si mon approche pourrait convenir à votre enfant.

Vous n’avez pas besoin d’avoir toutes les réponses avant de demander de l’aide.


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